_______________L'Historique à Pascal_____________ ___________________ __________________ |
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En 1966, en un lieu encore inconnu de tous, Pascal Legrand d'un regard inquiet et perplexe sortait du ventre maternel pour découvrir un monde en chemise blanche. Il braillait, hurlait et s'insurgait contre le lait en poudre, tirait les longs cheveux de sa mère et renversait volontairement sa gamelle sur le smoking noir de son père à l'heure du petit déjeuner. Ses parents, désemparés et usés, s'en allèrent les nerfs à vifs chez le médecins de famille espérant un quelconque échappatoir médical. Alors que le petit Pascal déchirait de rage les magazines pharmaceutiques de la salle d'attente, et que tout espoir de le rendre non hostile à la vie en société avait disparu, un miracle survint. "Gare au gorille".... la radio passa "Gare au gorille" et tout s'arrêta. Les cris et le déchirement des pages cessèrent et le petit Pascal se stoppa comme un fennec en alerte en plein milieu de la savane éthiopienne. Mais quel était cet instrument étrange accompagnant si joliment cette voix grave à l'accent rural? C'était décidé, en tout cas pour Pascal, il voulait jouer de la guitare. Et c'est ainsi qu'à l'âge de 7 ans, il émettait ses premières notes au grand soulagement de ses parents qui purent enfin souffler un peu. Mais la trêve fut brêve car Pascal jouait, jouait, jouait, encore et encore, jour et nuit, enchaînant les fauuses notes et les larcènes lorsqu'il acquit sa première guitare électrique tout en écoutant Maxime Leforestier et Enrico Macias. Il resta des heures entières enfermé dans sa chambre, son refuge, sa tannière, pour braver l'istrument. Bien que cela ne soulagea pas l'inquiétude de ses parents quant à l'insociabilité de leur fils, cela apaisa néanmoins leurs oreilles, car Pascal, au prix d'efforts acharnés, de doigts déchiquetés, de sueurs et de larmes, domptait petit à petit la bête. A 17 ans, Pascal découvra le british blues et la pop anglaise, étudia ces styles musicaux et joua dans des formations électriques. Mais la musique ne nourrit ses fidèles qu'avec l'espoir de la reconnaissance, et il fut tant pour Pascal d'avoir son B.A.C et d'entrer dans la vie active.Il devint agent de l'état et mit un costume pour travailer. Il continua de jouer, de vivre, de boire la musique et bientôt son abreuvoir sonore se remplissait de mélodies manouches et orientales. Django, Romane, seront ses profonds inspirateurs et comme à son habitude, Pascal travailla, explora ce jeu spécifique qu'est le manouche, et chercha son jeu propre. Il fonda en 2003 le groupe "Manlouch'" avec lequel il fit preuve d'un grand talent et d'une inspiration sans égard, malgrès les remontrances insistantes de sa mère qui ne cessera de le réprimender à la moindre fausses notes, cause peut être du souvenir encore vivace, de ses jeunes accords hasardeux couvrant sans réserves les nocturnes de Chopin de la salle à manger. Il quittait ce groupe quelques années plus tard et chercha des musiciens pour continuer avec lui la route des gitans. C'est ainsi qu'il trouva Jo, multi instrumentiste, toujours prêt à de nouvelles expériences, pour l'accompagner aux terrasses des cafés. Puis, ce fut au tour de Ju de croiser son chemin et de former tous ensemble le groupe "Gadjo Swing".
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